« Un acte abominable » -Annick Bouchard-Beaulieu
Agression sexuelle à Matane
Une agression sexuelle grave sur une mineure perpétrée par sept individus; voilà un crime qui a de quoi faire réagir les gens, notamment Annick Bouchard-Beaulieu, directrice du CALACS La Bôme-Gaspésie.
Cette dernière travaille auprès de victimes de crimes sexuels depuis bon nombre d’années. Des gestes sordides, elle en a vu plus d’un. Toutefois, il y en a qui frappent l’imaginaire plus que d’autres. Dans ce cas-ci, une mineure qui est victime d’une agression sexuelle grave avec séquestration et qui implique sept individus est assurément parmi les pires choses qu’elle a entendues. « C’est abominable. Sept personnes sur une mineure, c’est d’une violence indescriptible. Ça me met sans mot. »
Annick Bouchard-Beaulieu pense instantanément à la victime qui devra recevoir du soutien. « Elle va avoir besoin d’énormément d’accompagnement pour passer à travers tout ça. C’est clair que cette enfant va vivre un traumatisme incroyable qui va nécessiter un important suivi psychologique. Je souhaite de tout cœur qu’elle soit bien entourée, surtout pour passer à travers le procès. C’est inhumain de faire vivre ça à quelqu’un. »
La directrice du CALACS pense aussi aux accusés et aux gestes qu’ils ont présumément commis. « Ce sont des adultes. Et ils étaient sept. Dans ma tête, c’est un complot et on peut légitimement se demander s’ils ont fait d’autres victimes. »
Quel type d’accompagnement?
Est-ce que les intervenantes modifient leur approche lorsqu’il s’agit d’un crime de ce genre? « Chaque intervention est différente. On s’adapte à chaque personne selon les besoins qu’elle a. Notre approche va s’adapter à son niveau de résilience, à sa capacité de verbaliser ce qu’elle a vécu. Il faut faire une bonne analyse de la personne qu’on a en face de nous », ajoute Annick Bouchard-Beaulieu.

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