Enfin une entente à la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout
Convention collective
Une entente est survenue entre la Société des traversiers du Québec et ses travailleurs affiliés à la CSN.
Ces travailleurs incluent ceux de l’atelier naval à la traverse Baie-Comeau-Godbout ainsi que les employés de la traverse Québec-Lévis. Ils ont accepté l’offre faite par le conciliateur au dossier.
Concrètement, la nouvelle convention collective a été signée pour une période de six ans et prévoit des augmentations de salaire de l’ordre de 17,4 % pour les cinq premières années et de 2 % pour la dernière année du contrat. Celle-ci est rétroactive à 2023.
La nouvelle convention comprend également une bonification des échelles salariales, des primes de vacances et de l’assurance-collective. Le syndicat indique également avoir réussi à faire reculer l’employeur sur plusieurs enjeux qui bloquaient l’avancement des négociations, sans toutefois préciser lesquels. D’ailleurs, le syndicat précise qu’aucune entrevue ne sera donnée sur la question, à la recommandation du conciliateur.
La présidente-directrice générale de la STQ, Greta Bédard se réjouit qu’une entente soit enfin survenue avec ses travailleurs. « Je suis heureuse d’apprendre cette excellente nouvelle à l’aube de la période des Fêtes. Cette entente permet d’améliorer les conditions de travail des employés, de sécuriser le service pour les prochaines années, et ce, aux bénéfices des Québécoises et des Québécois. »
Pas de grève dans le temps des fêtes
Rappelons que les dernières années ont été ponctuées de journées de grève, notamment en pleine saison estivale. Cette nouvelle confirme donc que le service ne subira pas d’interruptions en cette période des fêtes en raison de conflits de travail. Toutefois, le traversier n’est pas à l’abri de bris mécaniques ou des caprices de Dame Nature.
Depuis maintenant un bon moment que les élus demandent que la traverse soit considérée comme un service essentiel. Jusqu’à maintenant, leurs démarches ont été en vain. Reste à voir si la nouvelle loi du ministre du Travail, Jean Boulet, aura éventuellement un impact si de nouveaux conflits de travail devaient survenir dans le futur.
