Nouveau modèle du service incendie en Matanie
Un nouveau modèle de gouvernance a été implanté dans la MRC de La Matanie afin d’optimiser les services rendus à la population.
Ainsi, depuis le 20 août dernier, le service incendie de la MRC de La Matanie assume maintenant pleinement le volet prévention alors que la Ville de Matane est en charge du volet intervention. « Nous avons aussi rencontré les pompiers et nous avons scruté à la loupe les temps d’intervention en plus d’avoir étudié plusieurs scénarios pour en arriver à la conclusion que ce modèle était le meilleur », explique le préfet de La Matanie, Gérald Beaulieu.
Devant la difficulté à recruter et à retenir des pompiers à temps partiel dans plusieurs villages, il est apparu évident pour la MRC devrait se tourner vers un service incendie déjà très solide en matière d’intervention. « Dans les dix dernières années, nous avons perdu environ 50 % de nos pompiers. Le fait d’avoir cinq casernes dans nos villages apportait un faux sentiment de sécurité. Du côté de Matane, ils ont déjà un noyau fort de pompiers
Concrètement, l’équipe de prévention de la Ville de Matane se joindra à la MRC et les pompiers terrain relevant de la MRC de La Matanie pourront se joindre à l’équipe de Matane. D’ailleurs, même si la gouvernance pour les interventions se fera par le service incendie de Matane, les casernes de Sainte-Félicité et Saint-René-de-Matane sont conservés. On explique que ces casernes serviront, entre autres, pour optimiser les interventions dans l’Est, dans le territoire non-organisé ou l’arrière-pays.
Il y aura donc peu de changement sur le terrain à part le fait que certains officiers devront faire de nouvelles formations puisqu’en étant géré par Matane, ils doivent se soumettre aux compétences pour des villes de 5 000 habitants et plus afin de postuler sur les postes de capitaines ou lieutenants.
Le cas des Méchins et Baie-des-Sables
Puisque la loi stipule que la caserne la plus proche doit intervenir sur un sinistre, il devenait clair que le mariage naturel était de jumeler Les Méchins avec Cap-Chat et Baie-des-Sables avec Métis-sur-Mer. On augmente ainsi la force de frappe pour chacun des services qui se voit flanqué de quelques pompiers supplémentaires.
Mais pourquoi ne pas fusionner? « Même si c’est à ça que ça ressemble, nous avons retenu le scénario selon lequel on conservait les deux entités qui avaient chacune leurs volets à gérer », ajoute le préfet de La Matanie. Ainsi, pour des raisons logistiques, administratives et pour conserver un certain sentiment d’appartenance.
On se rappellera il y a quelques années quand les relations étaient moins faciles entre les deux services incendie, mais les choses ont changé depuis ce temps. Comme le disent très bien les pompiers eux-mêmes, c’est la sécurité de la population qui prévaut.
